La SADED France intervient à Lannion pour le diagnostic et le traitement des bois de charpente, colombages et boiseries contre les insectes à larves xylophages (ILX) et les champignons lignivores. Certifiée CTBA+ par le FCBA (Institut Technologique Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement), l’entreprise applique les prescriptions techniques du FCBA et garantit ses traitements 10 ans, avec une expertise particulièrement adaptée au patrimoine en pans de bois qui caractérise le centre historique de Lannion.
Lannion : une ville officiellement classée en zone à risque mérule
Un arrêté préfectoral confirmé en juin 2025
Le préfet des Côtes-d’Armor a pris un arrêté le 20 juin 2025 classant Lannion en zone à risque de présence de mérule. À Lannion, la zone classée couvre une large portion du centre-ville ainsi que la rive gauche de la commune (source : Breizh-info, juin 2025). Cet arrêté s’inscrit dans un ensemble de quatre arrêtés préfectoraux publiés simultanément dans les Côtes-d’Armor, concernant également Saint-Brieuc, Perros-Guirec et Saint-Quay-Portrieux.
Cette reconnaissance officielle n’est pas anodine : elle entraîne une obligation d’information renforcée en cas de vente immobilière dans le secteur concerné (source : Ouest-France, juin 2025 ; xylodiag.fr, juillet 2025).
Ce que ce classement implique concrètement
Obligation d’information lors des ventes immobilières
Dans la zone délimitée à Lannion, le vendeur doit annexer une information sur la présence d’un risque de mérule à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte authentique de vente (article 2 de l’arrêté préfectoral, article L. 126-25 du Code de la construction et de l’habitation).
Obligation de déclaration en mairie
Dès que la présence de mérule est avérée dans un immeuble bâti, l’occupant — ou à défaut le propriétaire ou le syndic pour les parties communes — est tenu de déclarer la présence du champignon à la mairie de Lannion (article L. 126-5 du Code de la construction et de l’habitation).
Un risque confirmé pour la stabilité des bâtiments et la santé
La préfecture des Côtes-d’Armor rappelle la dangerosité de la mérule, à la fois pour la stabilité des bâtiments et pour la santé des occupants (source : Ouest-France, juin 2025). Ce champignon lignivore s’attaque aux fibres de bois des charpentes et boiseries, en particulier dans les maisons humides et mal aérées — un profil qui correspond directement au bâti ancien du centre historique de Lannion.
Informations complémentaires concernant le traitement bois et charpente à Lannion
Informations complémentaires concernant le traitement bois et charpente à Lannion
Le patrimoine en pans de bois de Lannion : une richesse à protéger
34 maisons à pans de bois, un ensemble remarquable en Bretagne
Lannion compte 34 maisons à pans de bois construites à l’âge d’or du Trégor, entre l’époque médiévale et la Renaissance, jusqu’au milieu du XVIIe siècle avant l’abandon progressif du bois au profit de la pierre. Ces bâtiments reposent sur une ossature en bois, principalement en chêne, formant la structure porteuse du rez-de-chaussée jusqu’aux étages en encorbellement.
Ce patrimoine, concentré autour de la place du Centre et de ses venelles, est aujourd’hui directement exposé aux insectes xylophages et aux champignons lignivores, en particulier dans un contexte où le centre-ville est officiellement reconnu comme zone à risque mérule.
Les pathologies spécifiques aux structures à colombages
Les maisons à colombages sont particulièrement sensibles aux problèmes d’humidité, qui peuvent rapidement compromettre l’intégrité du bois et du remplissage (torchis, briques, enduit). Les pathologies les plus fréquentes sur ce type de structure sont (source : atelier-chevillotte.fr, 2025) :
- dégradation du bois par pourrissement, insectes xylophages ou fendillement, liée aux infiltrations et remontées capillaires
- affaissement des assemblages ou désalignement des pièces de bois, signe d’un affaiblissement structurel
- décollement ou fissuration des remplissages entre colombages
- sablière dégradée, noircie, fissurée ou affaissée — signe fréquent d’attaque par insectes ou champignons lignivores
Un diagnostic structurel spécifique est nécessaire
Pour une maison à colombages, le diagnostic doit porter sur l’ensemble de la charpente, des pans de bois et du remplissage. L’expert examine chaque élément en bois pour détecter des signes de pourriture, d’attaques d’insectes xylophages ou de déformations, et vérifie l’état du torchis ou du remplissage. L’évaluation du taux d’humidité à l’aide d’un hygromètre est également indispensable pour identifier les zones à risque (source : iddea.fr, 2025).
Témoignage de terrain : la réalité des chantiers du vieux Lannion
L’expérience d’un charpentier spécialiste du bâti ancien
Samuel Baudoin, charpentier-menuisier à Tonquédec, intervient depuis trente ans sur le bâti ancien, notamment à Lannion. Il décrit la coordination nécessaire entre plusieurs professionnels avant tout chantier : « Nous sommes trois à le vérifier avant le début des travaux. Il y a l’architecte des Bâtiments de France, l’entreprise de traitement et enfin moi, en dernier. Nous avons des outils pour sonder le bois ou alors on tape dessus et on écoute le son qu’il fait » (source : Le Télégramme, février 2026).
Une illustration concrète de l’importance d’un diagnostic approfondi
Sur un chantier récent rue Émile-Le Taillandier à Lannion, une première analyse du bois avait conclu au remplacement de six pieds de ferme de charpente. Une seconde étude plus approfondie a révélé que douze pieds devaient en réalité être changés, entraînant un coût supplémentaire important pour le propriétaire (source : Le Télégramme, février 2026).
Cet exemple, documenté sur un chantier réel à Lannion, illustre une réalité technique essentielle : un diagnostic visuel superficiel peut largement sous-estimer l’étendue d’une dégradation du bois. Seul un sondage professionnel rigoureux permet d’évaluer précisément l’état d’une structure ancienne.
Les contraintes propres au bâti historique de Lannion
Les chantiers du centre-ville de Lannion présentent des difficultés d’accès récurrentes : installation de grue rarement autorisée, intervention en hauteur sans toucher au plancher existant, nécessité de composer avec les recommandations des Architectes des Bâtiments de France sur le choix des matériaux et les éléments de toiture (lucarnes imposées, aération des ardoises). Ces contraintes doivent être anticipées dès le diagnostic initial.
Les insectes xylophages qui menacent les charpentes à Lannion
Un risque confirmé dans les Côtes-d’Armor
Dans les Côtes-d’Armor, les insectes à larves xylophages (ILX) comme les vrillettes, capricornes et lyctus sont de plus en plus fréquemment détectés dans les charpentes traditionnelles, notamment à Lannion, Saint-Brieuc, Dinan et Perros-Guirec. Pour les termites en revanche, la Bretagne n’est pas considérée comme une zone à haut risque et les Côtes-d’Armor n’ont pas de signalements avérés à ce jour (source : cotes-darmor.ngan.fr, 2025).
Le capricorne des maisons
Le capricorne des maisons s’attaque exclusivement aux bois résineux. Sa larve creuse des galeries pendant 3 à 10 ans à l’intérieur du bois, sans signe visible en surface pendant toute cette période. Les trous de sortie, ovales et mesurant 6 à 10 mm, n’apparaissent qu’après plusieurs années de dégradation déjà réalisée.
La grosse vrillette
La grosse vrillette s’attaque aux bois feuillus et résineux, en particulier ceux déjà fragilisés par un champignon de pourriture. Sa présence est trahie par un son caractéristique de « tac-tac » produit par les adultes, ainsi que par des trous de sortie circulaires de 2 à 4 mm (source : cotes-darmor.ngan.fr, 2025).
La petite vrillette
Elle s’attaque aux bois feuillus et résineux et se satisfait d’un taux d’humidité de seulement 10 %. Elle est particulièrement fréquente dans les maisons anciennes des Côtes-d’Armor, un profil qui correspond directement aux structures en chêne du centre historique de Lannion.
Le lyctus brun
Le lyctus cible les bois feuillus jeunes riches en aubier et en amidon : chêne jeune, frêne, châtaignier. On le retrouve principalement dans les parquets, planchers, menuiseries et meubles anciens — autant d’éléments présents dans les intérieurs historiques du centre-ville.
Le signe commun à surveiller : la vermoulure
La présence d’ILX est souvent trahie par la vermoulure, une fine poussière caractéristique mélangeant sciure et déjections larvaires. Les galeries et les trous d’envol permettent ensuite d’identifier précisément l’espèce en cause.
Le traitement SADED France : méthodes adaptées au bâti patrimonial
Le diagnostic préalable
Avant toute intervention, un technicien SADED se déplace à Lannion pour réaliser un diagnostic complet, en coordination si nécessaire avec les autres intervenants du chantier (architecte des Bâtiments de France, charpentier) :
- inspection visuelle de l’ensemble des bois accessibles : charpente, colombages, planchers
- sondage mécanique des pièces de bois pour détecter les galeries internes
- identification de l’espèce ou des espèces en cause
- évaluation du taux d’humidité, facteur déterminant pour les structures à colombages
- identification des zones à risque spécifiques (sablières, points de contact bois-maçonnerie, remplissages)
Le traitement préventif
Recommandé sur un bois sain, le traitement préventif consiste en une pulvérisation d’un produit insecticide et fongicide certifié CTB-P+ sur l’ensemble des surfaces de bois accessibles. Il est particulièrement indiqué :
- lors de la rénovation d’un immeuble ancien du centre-ville
- avant la mise en vente d’un bien, notamment en zone classée à risque mérule
- sur les pièces de bois neuves intégrées lors d’une restauration de colombages
Le traitement curatif
Lorsqu’une infestation est avérée, le protocole suit plusieurs étapes :
Bûchage : élimination des parties de bois vermoulues pour retrouver les zones saines et évaluer la résistance résiduelle — une étape d’autant plus déterminante dans le bâti ancien où l’étendue réelle des dégâts peut être sous-estimée par une première analyse.
Sondage : vérification mécanique systématique des zones infectées, à l’image de la double vérification réalisée sur certains chantiers du centre historique.
Brossage et dépoussiérage : élimination de la vermoulure en surface pour permettre une pénétration maximale du produit.
Injection en profondeur : application d’un insecticide certifié CTB-P+ au cœur des pièces de bois de forte section, notamment les pieds de ferme et pièces maîtresses de charpente.
Pulvérisation de surface : protection contre les pontes futures.
Le traitement spécifique de la mérule
Compte tenu du classement de Lannion en zone à risque mérule, le traitement de ce champignon nécessite une approche particulière :
- diagnostic par sondages destructifs pour déterminer l’étendue de la prolifération, souvent cachée derrière les doublages ou les remplissages de colombages
- mise à nu des murs et parois dans la majorité des cas, pour accéder à l’ensemble des zones infestées
- recherche systématique de la source d’humidité à l’origine de l’infestation : infiltrations, remontées capillaires, défaut de ventilation
- remise en état complète des bois contaminés si nécessaire
La SADED France se déplace gratuitement pour établir un devis à Lannion. Il est également possible de transmettre des photos via le formulaire de demande de devis sur saded-france.fr pour une première évaluation.
Des matériaux compatibles avec le bâti ancien
Pour les structures à colombages, les interventions privilégient les réparations localisées plutôt que le remplacement systématique, avec des matériaux respirants compatibles avec les mouvements naturels du bois ancien. Les enduits à base de ciment, qui bloquent la respiration du mur et provoquent des désordres, sont à proscrire au profit d’enduits à la chaux ou de matériaux similaires (source : atelier-chevillotte.fr, 2025). La SADED France adapte ses recommandations en ce sens, en complément du traitement insecticide et fongicide proprement dit.
La garantie 10 ans
Le traitement des charpentes contre les insectes à larves xylophages réalisé par la SADED France est garanti 10 ans, conformément aux prescriptions techniques du FCBA.
Les certifications SADED France : la référence pour le bâti patrimonial
La certification CTBA+ délivrée par le FCBA
La certification CTBA+ est la certification de référence en France pour le traitement des bois et la lutte contre les insectes à larves xylophages. Elle atteste que l’entreprise applique les référentiels techniques du FCBA, utilise des produits certifiés CTB-P+ et forme régulièrement son personnel.
La certification CEPA
La certification CEPA (Confédération Européenne des services Pest management) garantit le respect des bonnes pratiques professionnelles européennes en matière de protection du bâtiment.
Une entreprise au service du patrimoine du Trégor
Créée en Suisse en 1860 et implantée en France depuis la fin des années 1970, la SADED est spécialisée depuis des décennies dans la protection du bâtiment. L’antenne de Saint-Brieuc, la plus récente du réseau avec Rennes, Tours et Paris (Clichy), permet des délais d’intervention courts sur Lannion et l’ensemble du Trégor.
Pour qui intervient la SADED France à Lannion ?
Propriétaires de maisons à pans de bois et bâti ancien
La SADED France intervient pour les particuliers propriétaires d’une maison ancienne du centre historique, en coordination si besoin avec les architectes et charpentiers déjà engagés sur un projet de rénovation.
Copropriétés d’immeubles historiques
Les immeubles centenaires du centre-ville, concernés par le programme de réhabilitation Opah-RU, nécessitent un suivi régulier de l’état des bois de structure.
Constructeurs, architectes et maîtres d’œuvre
La SADED France réalise les protections préventives des bois de construction pour les projets de rénovation et d’extension, en coordination avec les Architectes des Bâtiments de France lorsque le bien est situé en secteur protégé.
Vendeurs et acquéreurs en zone à risque mérule
Lannion étant classée en zone à risque mérule depuis juin 2025, un diagnostic préalable à la vente permet d’anticiper l’information obligatoire à produire et, le cas échéant, d’engager un traitement avant la mise en vente.
Prévention : protéger les charpentes et colombages à Lannion
Les bonnes pratiques recommandées
- inspecter régulièrement les pièces de bois : charpentes, pans de bois, parquets, meubles anciens
- limiter l’humidité dans les locaux par une ventilation et une isolation adaptées, en évitant les enduits étanches qui bloquent la respiration du mur
- sécher rapidement le bois fraîchement abattu et éviter son stockage prolongé à proximité immédiate des bâtiments, ce qui dissuade notamment le lyctus
- stocker le bois de chauffage éloigné de l’habitation et renouveler le stock régulièrement
- faire sonder le bois par un professionnel avant tout projet de rénovation touchant l’ossature
Les zones à surveiller en priorité dans une structure à colombages
- la sablière, pièce de bois en contact direct avec la maçonnerie, particulièrement exposée à l’humidité ascendante
- les points de jonction entre pans de bois et remplissage (torchis, briques)
- les assemblages, souvent les points faibles de la structure
- les combles et charpentes mal ventilés
- les caves et rez-de-chaussée proches de la rive gauche, en zone classée à risque mérule
FAQ – Questions fréquentes sur le traitement de bois et charpente à Lannion
Lannion est-elle classée en zone à risque mérule ?
Oui. Un arrêté préfectoral du 20 juin 2025 classe une large portion du centre-ville de Lannion ainsi que la rive gauche de la commune en zone à risque de présence de mérule. Cette classification est officielle et consultable auprès de la préfecture des Côtes-d’Armor.
Dois-je informer l’acheteur si je vends un bien à Lannion ?
Oui, si le bien est situé dans la zone délimitée par l’arrêté préfectoral. Vous devez annexer une information sur le risque de mérule à la promesse de vente ou à l’acte authentique.
Pourquoi les maisons à colombages de Lannion sont-elles particulièrement exposées ?
Les structures à colombages combinent une ossature en bois ancien (souvent du chêne), des remplissages en torchis sensibles à l’humidité, et un bâti dense en centre-ville où la ventilation naturelle peut être réduite. Ces trois facteurs favorisent le développement des insectes xylophages et des champignons lignivores comme la mérule.
Les termites sont-ils présents à Lannion ?
À ce jour, aucun signalement avéré de termites n’est recensé dans les Côtes-d’Armor et la Bretagne n’est pas considérée comme une zone à haut risque termites. Le risque principal pour le bâti ancien de Lannion concerne les insectes à larves xylophages (vrillettes, capricornes, lyctus) et la mérule.
Un diagnostic visuel suffit-il pour évaluer l’état d’une charpente ancienne ?
Pas toujours. Sur un chantier documenté à Lannion, une première analyse avait conclu au remplacement de six pieds de ferme ; une seconde étude plus approfondie a révélé que douze pieds étaient en réalité concernés. Un sondage professionnel rigoureux est indispensable pour évaluer précisément l’étendue d’une dégradation.
Quelle est la différence entre traitement préventif et traitement curatif ?
Le traitement préventif s’applique sur un bois sain pour empêcher toute future infestation. Le traitement curatif intervient lorsqu’une infestation est déclarée : il nécessite un bûchage, un sondage, un brossage, puis une injection en profondeur pour atteindre les larves dans les galeries internes.
Combien de temps dure la garantie après traitement ?
La SADED France garantit ses traitements contre les insectes à larves xylophages pendant 10 ans, conformément aux prescriptions techniques du FCBA.
La SADED France peut-elle intervenir en coordination avec un architecte des Bâtiments de France ?
Oui. Sur les secteurs protégés comme le centre historique de Lannion, la SADED France s’inscrit dans la chaîne d’expertise aux côtés des autres intervenants (architecte des Bâtiments de France, charpentier) pour proposer un traitement conforme aux exigences patrimoniales.
Quels matériaux privilégier pour une structure à colombages après traitement ?
Les enduits à base de ciment sont à proscrire car ils bloquent la respiration du mur. Les enduits à la chaux ou les matériaux respirants compatibles avec les mouvements du bois ancien sont recommandés pour préserver l’équilibre hydrique de la structure après traitement.


